Partager l'article ! Fête des Mères, Fête de la Musique: 1 Juin : Fête de l'enfant &n ...
Film tourné au Congo
Katanga Business
Après Mobutu, roi du Zaïre et Congo River, le réalisateur belge Thierry Michel poursuit son
exploration de l’Afrique centrale. Son nouveau documentaire intitulé Katanga business, sorte de thriller politico-économique, prend pour décor cette province du sud-est de
la République démocratique du Congo, l’une des plus riches régions du globe en ressources minières. Pourtant, la population du Katanga continue de vivre dans une pauvreté extrême, tandis
que des multinationales se trouvent concurrencées par l’arrivée de la Chine et ses milliards de dollars. Sur fond de guerre économique, Katanga business est une parabole sur la
mondialisation.
" La province
du Katanga, située au sud-est de
la République Démocratique du Congo (RDC), est l'une des plus
riches régions du monde. Elle produit du cuivre et du cobalt, mais aussi de
l'uranium et d'autres minerais stratégiques. Pourtant, la population du Katanga continue de vivre dans une pauvreté extrême, tandis que des multinationales et les mafias
du monde entier s'y implantent à toute vitesse au rythme
des guerres, des rébellions et de la récente
stabilisation politique. "
C'est le troisième film que le réalisateur
consacre au Congo après 'Zaïre, le cycle
du serpent', 'Mobutu, roi du
Zaïre' et 'Congo River'
: « Depuis 17 ans, je vais régulièrement au Congo. J'ai été le témoin privilégié de ce pays en plein tumulte, qui se trouve aujourd' hui au bout d'un cycle. C'est un pays qui a été
le théâtre de révoltes, de pillages, de guerres, de violence sociale, un pays qui s'est
effondré et qui prend aujourd' hui un nouveau chemin. Nul ne sait où il aboutira »,
déclare-t-il.
Réalisation : Thierry Michel
Scénario : Gaston Mushid
Directeur photo : Michel Téchy
Caméra : Thierry Michel, Michel Téchy
Ingénieur du son : Jean-Luc Fichefet, Gaston Mushid
Montage : Marie Quinton
Assistants monteurs : Anne-Claire Dindinaud, Idriss Gabel
Mixeur : Henri Michiels
Musique : Marc Hérouet
Producteurs délégués : Christine Pireaux - Serge Lalou
Une co-production : Les Films de la Passerelle - Les Films d’Ici - RTBF - Centre du Cinéma et de l’audiovisuel de la Communauté française et des Télédistributeurs wallons - ARTE -
Wallimage - Eurimages - DGCD - PIL - ING Taxshelter - EVS Taxshelter - RTBF - TSR - Sundance Institute - Commission européenne - VRT
Format : 35 mm
Son : Dolby SR / SRD
Durée : 2h
L'auteur
Comédienne de formation, Catherine Laborde présente depuis 1989 la météo sur TF1. Avec sa soeur, Françoise Laborde, elle a publié Des
soeurs, des mères, des enfants (Lattès, 1997). En 2005, est sorti aux éditions du Rocher « Le mauvais temps n'existe pas » et en 2007 chez Anne Carrière « La douce joie
d'être trompée » Elle est originaire de Bordeaux.
*******
Récit / Hélène Mercier Arnault
Au fil des notes...
***************
Dimanche
7 Juin 2009 / Assaisonnements culturels
Une fête des mères durable et sans "cérémonies" au Congo
A Kinshasa, tous les jours, tous les temps et partout, c’est la fête des
mamans :
Au Congo, on n’attend pas les mois de mai ou juin pour rendre hommage aux mamans.
Au Congo, le mot maman n’est jamais en crise. Il connaît même une inflation. Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, en privé ou en public. Et non pas à cause de la natalité, des
maternités débordantes au pays.
Au Congo, le terme maman a été fortement démocratisé, vulgarisé, et sans aucune vulgarité ou nuisance. Au Congo, la fête des mères est donc de tous les jours, consciemment ou
inconsciemment. Au Congo, qu’elle soit une dame, ou une demoiselle, elle n’attendra point l’âge majeur ou pubère pour être ainsi désignée : maman. Naturellement, elle la mérite, elle en
bénéficie, sans la revendiquer, cette fête-là.
Au Congo, dans les quartiers, elle entendra toujours l’enfant du voisin l’appeler maman. Dans les transports publics, même l’inconnu lui servira « du maman ». Maman Pauline ; Maman M.
Maman Zola ; Maman Ségolène : ce n'est pas celle-là à qui vous pensez forcément, peut-être l'autre, que je connais aussi bien.
Aung San Suu Kyi
Prix Nobel de la paix 1991 emprisonnée
Cassia,
Au Congo, ton interlocuteur, plus ou
moins âgé que toi, pour affirmer cette espèce de respect, de convenance avec les mœurs locales, t’appellera souvent par ‘maman’, qu'il fera précéder parfois de ton propre prénom.
Les « madame » ou « mademoiselle », ça fait chic, branché, bourgeois ou intello, certes, mais le risque est de passer pour un prétentieux, d’être finalement mal perçu ; risque
de subir quelque tacite désapprobation générale. Toi qui voulait snober les autres, on te reprend. Te voilà snobé toi-même à la racine du Congo-Kinshasa particulièrement, si ton
maladroit "madame ou mam'selle " était destiné à une femme plus âgée que toi.
Alors au Congo, pour vouloir faire moderne, jeune, pour passer en douceur tout en conservant le respect mutuel, mieux vaut se rabattre au synonyme : Mère. « Mère » comporte même,
au Congo, une nuance de sympathie, sinon d'affinité, de complicité.
Mère Pauline. Mère Talani. Mère Kanu. " Mère Chef ". "Mère na ngai " ("Ma mère à moi").
Soeur Emmanuelle
" La petite soeur des pauvres " aussi avait de l'humour...
Eve,
Peu importe que
l’être féminin n’ait pas encore donné vie ; peu importe même qu’elle soit stérile ; peu importe que quelqu'un soit un parent pauvre ou orphelin de...mère, la superproduction de ces deux
vocables en ferait jouir l’utilisation à chacune et chacun, tel un lot de consolation ; telle une musique que l’on aimerait bien entendre jouer par soi-même, faute de talent hélas !
l’on tendrait volontiers son oreille contre le mur du voisin composant ses partitions à la maman.
A Kinshasa, Kahemba, Kisangani, Kivu, Lubumbashi, Boma, et tout le territoire, fort heureusement, ces mots des « maman » et « mère » dépassent le prix de tous les cadeaux en magasins.
Ils ne connaissent ni solde ni enchères. Ni stress. Ils sont simplement gratuits et pourtant si précieux. La fête des mères à l’occidentale, telle que l’ont voulue le guerrier maréchal
Pétain ou le conquérant empereur Napoléon, cela n’a pas encore sérieusement obtenu droit de cité dans ce pays pacifique au cœur de l’Afrique, le Congo.
Wangari Muta Maathai
Prix Nobel de la paix 2004
Maman Kristin et Maman Claire,
Un tel « festival aux mères » consacré là-bas aux femmes du Congo quotidiennement, cela tranche nerveusement avec la
sécheresse sur le Vieux Continent. Ici, hors les murs de l’intimité familiale, fini le vocabulaire mère, exit le fils ou la fille à maman par hasard, dans les bus, métros, squares,
écoles, grandes surfaces, hôpitaux, églises, administrations ou que sais-je encore. Ici, rien que ça : madame, mademoiselle, ou mam'selle… allô?
Le Sénat américain présente des excuses pour l'esclavage et la ségrégation
Le texte reconnaît "l'injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité de l'esclavage" et des lois ségrégationnistes qui ont été abolies en 1964 par la loi sur les
droits civiques, le "Civil Rights Act" qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.
Il présente des "excuses aux Noirs américains au nom du peuple américain, pour le mal qui leur a été fait, ainsi qu'à leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage et des lois Jim
Crow".
En outre, le texte qui reprend les termes de la déclaration d'Indépendance des Etats-Unis du 4 juillet 1776 réclame un "nouvel engagement du Congrès au principe selon lequel tous les
êtres sont créés égaux et avec des droits inaliénables à la vie, la liberté, et la poursuite du bonheur".
En juillet 2008, la Chambre des représentants avait présenté ses excuses formelles une première fois. Il s'agissait alors du premier repentir officiel.
De Emmanuel
PARISSE, A F P
Fête de la Musique le 21
Juin
Une fête pour l'art musical au Congo ? Quel pléonasme !
Cher mélomane, le 21 Juin, as-tu fêté l’été, la Musique et ses artistes en France, par exemple ? Oui.
Mais l’idée et sa pratique de 27 ans (!)
deviennent internationales. Un peu partout, elles tentent de se frayer un chemin à travers les centres culturels et les alliances françaises de l’étranger.
A Kinshasa aussi, la capitale du Congo rive gauche.
Mais là-bas, chère mélomane, vous savez, la musique
ne se fête pas. La musique est elle-même Fête ; elle est LA fête. Une fête qui ne se décrète pas, même avec le bon vouloir de son « artisan » Jack
Lang.
Lui-même précise d’ailleurs que l'esprit, en 1982,
était que cela soit le rendez-vous de tous, amateurs comme professionnels, qui s'emparent de tous les quartiers, de toutes les rues. Mais l'esprit, l'inspiration de M. Lang,
vraisemblablement, avaient déjà leur modèle au Congo.
Au Congo-Kinshasa, la musique, elle se vit, elle se
sent, elle « se voit »; elle se transmet ; d’une maison à une autre, d’une rue à l’autre. Ensuite elle couvre, recouvre, elle emballe toute la ville. Et puis elle
s'emballe.
Chère Fête de la Musique,
Toi l’institutionnalisée, sais-tu qu’à Kinshasa on te
regarde encore comme une bête curieuse ?! La musique était et reste là-bas un plat national, un menu de tous les jours. Venue de France, ton institution y apparaît toujours
marginale, comme ce qui est servi à table après la satiété. C’est peu réclamé, et peu acclamé.
Amie Fête de la Musique, étais-tu au courant que sur les terres du Congo, tu apparaissais comme un intrus, un clandestin dans les mœurs locales ?
Mambweni, Naweji, Tshishimbi, sortaient tous les
matins de la résidence familiale, se dirigeant qui à l’école, qui au marché, qui au travail, quotidiennement, la musique sur les lèvres ; des décibels sur toutes les artères.
Rythmant la vie, et le jour, et le soir, ainsi que la nuit.
De là, l’expression proverbiale Kin Kiesse
(Kinshasa la Joie). Tous les jours, malgré la pénurie, mais le soleil plein, et la musique à flots. A faire pâlir d'envie tout 21 juin donnant naissance, outre-méditerranée, à
ses jumeaux, ses siamois : l’été et la fête de la musique.
Très chers mélomanes, c’est elle-même la nature qui a arrangé les choses là-bas au Congo en
musique. Dame Nature y a accordé tous les violons entre l’art sonore et son peuple. Cette généreuse dame, toujours elle, a également et définitivement fait la balance entre
l’art musical et le lingala, l’une des langues nationales, la plus utilisée par les artistes de la capitale
congolaise.
Oui, cher complice mélomane, c’est sans chauvinisme. Bien au contraire. Ce sont les autres peuples, d’Afrique ou d’ailleurs, musiciens ou novices en la matière, qui assurent, la main
sur le cœur : « Vous les Congolais, vous avez une très belle langue, elle est musicale, elle est mélodique, elle est rythmée, votre lingala ! » Et les concernés
de répondre : « Ah bon ?! »
Camarades mélomanes, pour vous, je prends à témoin Eric Vincent...au Congo. De passage à Kinshasa, il y a
des années, le chanteur français avait surpris et fait rire son auditoire : « Dire d’un Congolais (ex Zaïrois, ndlr) qu’il sait chanter, c’est un pléonasme, lance-t-il,
car être Congolais, par définition c’est savoir chanter ! » Et danser aussi, on ajoute. Car là-bas, au Congo, le chant et la danse ne font qu’un. Ils font corps. Corps à
corps. Jusqu’à l’aube.
Paris, Fête de la Musique ? C’est donc cela, Kin Kiesse ! Un rendez-vous à la fois humain, artistique, culturel,
éducatif et...moral. C’est notre Coup de Projecteur sur un univers sacré, avec ses acteurs, ses moeurs. Il faut sortir les musiques de l'ombre. Bannir d'un pays les ténèbres. Car
la musique adoucit bien les moeurs. Car rassembler, aider, illuminer les musiques, celles du Congo en particulier, c'est développer tout un pays. Qui vit et vibre par la musique, pour
la musique, et rien qu'avec la Musique !
A nous de l'allumer, aux autres d'entretenir, et à vous de ne
plus jamais laisser s’éteindre ce sacré Coup de Projecteur sur le Congo mais aussi le Monde, en avant la musique !
LA GLOIRE A VENIR
Epître de Paul aux Romains 8 : 18 - 37
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||